Historique des expositions


Entre l’école, l’apprentissage puis le travail à l’atelier, comment devient-on luthier ou archetier ? Que se transmet-on ? Un savoir-faire, un savoir-être, du matériel (du bois, des outils), un atelier, des marques, des enseignes, des réputations ? Partant de quelques exemples originaux, on découvre les hommes qui ont fait de Mirecourt, le berceau de la lutherie et de l’archèterie françaises.

L’exposition se décline autour de 8 thématiques

Avec le « Parcours professionnel », l’équipe du musée interroge le visiteur sur la notion de transmission.
« Le savoir-faire, part informelle de l’acte technique, ne peut-il se transmettre que « sur le tas » par imprégnation, incorporation progressives ? Et quel est le rôle de la communication verbale dans ces processus ? » (« Savoir faire, pouvoir transmettre », Paris : Editions de la Maison des sciences de l’homme, 1991)

« De père en fils » et « De maître à élève » témoignent, à travers quelques exemples, des liens qui unissent les acteurs de la lutherie du quatuor et de l’archèterie françaises avec et à Mirecourt, depuis la fin du 17e siècle.

« Les apprentis en herbe », l’espace dédié aux jeunes publics (et aux moins jeunes aussi !) pourrait aussi s’intituler « de l’établi à la musique » : à proximité du grand violoncelle que l’on peut « visiter », établi, outils, exposition de quelques instruments à cordes frottées et pincées, et instruments à jouer sont à disposition.

Avec « Le livre, support de transmission des connaissances » on suggère l’importance de la transmission par l’écrit des connaissances techniques, historiques, esthétiques et économiques liées à la facture instrumentale.

« A la Ville de Crémone » est à la fois une marque au fer, une étiquette et une enseigne que l’on retrouve à Mirecourt à différentes époques, utilisée par plusieurs luthiers, de Didier Nicolas (Mirecourt 1757 – 1833) jusqu’à l’entreprise Laberte en 1969.
Elle évoque la Ville de Crémone en Italie où exercent à partir du 17e siècle, plusieurs luthiers italiens dont la renommée fait référence dans le monde de la lutherie du quatuor. Le plus célèbre (et célébré !) d’entre eux est le luthier Antonio Giacomo Stradivari, souvent appelé Stradivarius (Crémone 1644 – 1737).

« Un atelier, des luthiers », c’est le père de Victor Joseph Charotte, le luthier Auguste Hypolite Charotte (1829 – 1869), qui installe son atelier 6 rue Sainte Cécile à Mirecourt. Les luthiers Georges Apparut et Paul Hilaire y travaillent successivement. Jean Eulry (Mirecourt 1907 – 1987), le dernier à y exercer, forme de nombreux luthiers, tels Serge Boyer, Jean Jacques Pagès, Jean Perrin, Jean François Raffin, Bernard Sabatier, Patrice Taconné, etc.

« L’atelier visitable » à quelques pas du musée…
Un atelier de luthier in situ, celui de la famille Gérôme où 3 générations se succèdent aux établis pour réaliser des mandolines et des guitares. En juillet et en août, en semaine, l’atelier est ouvert aux visiteurs de l’exposition et sur réservation pour les groupes à partir de septembre 2009.

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